Méthodologie de création d’itinéraire
Statut et périmètre
Ce document est la référence canonique de l’architecture pédagogique du moteur de création d’itinéraire. Il explique comment CleanMyMap transforme des données disponibles en une proposition de parcours de nettoyage priorisée et contrainte.
Cette version ne publie ni formule, ni poids, ni coefficient du moteur. Ces détails relèvent de contrats et de versions de modèle distincts lorsqu’ils sont suffisamment stabilisés pour être documentés.
Le moteur produit une proposition d’itinéraire. Il ne mesure pas directement la pollution et ne garantit pas la présence de déchets sur un lieu donné.
1. Objectif du moteur
Le moteur cherche un parcours praticable à partir d’une origine, d’un budget et de contraintes de planification. Il met en relation des candidats de nettoyage, leur niveau de preuve et les contraintes de déplacement afin de proposer un ordre d’arrêts explicable.
Le résultat est une décision du planner, pas une observation supplémentaire. La présence d’une zone ou d’un arrêt dans la proposition ne transforme pas une estimation en constat de terrain.
2. Données d’entrée
Le planner reçoit les grandes familles de données suivantes :
- une origine, avec sa source et son éventuel caractère approximatif ;
- les contraintes utilisateur, notamment le budget de déplacement, le nombre
maximal d’arrêts et la préférence entre priorité et déplacement ;
- les observations terrain disponibles et éligibles pour une intervention ;
- les données contextuelles disponibles, par exemple les signaux urbains et
les événements utilisables par le contrat courant ;
- les événements éventuellement associés à la demande, avec leurs données de
localisation et de contexte lorsqu’elles sont disponibles ;
- les prédictions locales disponibles, avec leur zone, leur provenance, leur
version de modèle, leur confiance et leurs risques distincts pour les déchets et les mégots ;
- l’état de santé et de complétude des sources nécessaires au parcours.
Une donnée absente, partielle ou approximative reste identifiée comme telle dans les contrats et dans la trace. Elle n’est pas silencieusement remplacée par une observation ou par une valeur équivalente.
3. Construction des candidats
Candidats observés
Les candidats observés correspondent aux signalements terrain effectivement disponibles dans le périmètre du planner. Leur preuve est portée par le contrat observed et reste distincte des risques calculés par le modèle prédictif.
Candidats prédits
Les candidats prédits représentent une zone ou une cellule à risque. Ils référencent la source urban-pressure-model, la version du modèle, les risques déchets et mégots, les contributions explicatives, la confiance, la provenance et l’état de complétude associés.
Le centroïde d’une zone peut servir aux calculs de distance et de corridor ; il ne crée pas un signalement observé ponctuel au centre de cette zone. L’emprise et le rayon de la zone restent disponibles pour qualifier la proximité et le détour.
Exclusions
Un candidat peut être écarté parce qu’il n’est pas éligible pour une intervention bénévole, parce qu’il ne respecte pas une contrainte de sécurité, parce qu’il est hors du corridor admissible ou parce qu’il ne peut pas être rejoint dans le budget disponible. Une exclusion est une décision du pipeline, pas une conclusion sur l’état réel du lieu.
Déduplication
Les candidats prédits voisins sont dédupliqués avant leur transmission au planner. Cette étape évite qu’une même opportunité spatiale augmente artificiellement sa priorité parce qu’elle est représentée par plusieurs zones proches. Les identifiants de zones dédupliquées et les avertissements associés restent auditables.
Les candidats observés et prédits ne sont pas fusionnés en un seul type de preuve. Le pool peut les comparer pour planifier, mais conserve leur famille jusqu’à l’interface et à l’explication finales.
4. Priorisation
La priorité est construite à partir de plusieurs signaux disponibles, dans le respect de leur provenance et de leur état de confiance. Elle peut tenir compte du contexte urbain, de la proximité du trajet, des événements, de l’historique disponible et du coût de déplacement.
Les déchets diffus et les mégots ne sont pas obligés de produire la même priorité. Le planner peut exploiter le risque correspondant au contexte demandé, tout en conservant les deux risques dans l’évidence prédite lorsque la couche les fournit.
Une forte priorité ne suffit pas à imposer un arrêt : elle est évaluée avec le budget, la sécurité, l’origine, le nombre maximal d’arrêts et les possibilités de routage.
Les prédictions restent des risques ou des pressions estimées. Elles ne remplacent jamais l’historique terrain et ne sont pas présentées comme une mesure réelle de pollution.
L’additionalité du nettoiement municipal pourra enrichir cette priorisation lorsqu’un contrat documenté sera disponible. Dans cette version, elle reste une extension explicitement séparée et ne doit pas être déduite d’une simple difficulté géométrique d’accès.
5. Contraintes du planner
Le planner applique les contraintes suivantes :
- le budget de déplacement demandé ;
maxStops, qui borne le nombre d’arrêts proposés ;- les règles d’éligibilité et de sécurité ;
- l’origine et sa précision déclarée ;
- le mode de planification, notamment le mode libre ou le mode centré sur un
événement lorsqu’il est disponible ;
- les contraintes du réseau et les informations effectivement fournies par
le routage ;
- les états de disponibilité, de complétude et de dégradation des sources.
Ces contraintes peuvent empêcher la sélection d’une zone pourtant prioritaire. Le résultat doit alors conserver la décision et la raison de l’exclusion dans la trace lorsque le contrat le permet.
Le planner reste fail-closed sur les éléments qu’il ne peut pas établir de manière fiable : une source indisponible est signalée comme indisponible, une géométrie estimée est identifiée comme estimation et un candidat non sûr n’est pas promu par défaut.
6. Construction du trajet
La construction sépare quatre responsabilités :
- la sélection et la priorisation des candidats admissibles ;
- l’ordre des arrêts selon la priorité, le déplacement incrémental et les
critères déterministes de départage ;
- le calcul de la géométrie et des mesures fournies par le routage réseau ;
- l’application d’un fallback lorsque la géométrie réseau n’est pas
disponible ou lorsqu’un préfixe compatible avec le budget doit être retenu.
Un résultat network est attribué au fournisseur de routage pour les choix de tracé et les mesures qu’il fournit. Un résultat fallback ou estimated est présenté comme tel ; il ne doit pas être confondu avec une mesure réseau.
La séparation s’applique aussi aux distances utilisées pour admettre une zone prédite : distance au corridor, détour estimé et résultat réseau sont des informations différentes et sont conservés dans leurs champs respectifs.
À entrées identiques et à données snapshotées identiques, l’ordre de sélection est déterministe. Le frontend affiche le résultat et sa trace ; il ne recalcule pas la logique du planner.
7. Explicabilité
La trace d’itinéraire doit permettre de relier la proposition à ses données et à ses décisions. Elle documente notamment :
- la version du moteur et le mode de planification ;
- l’origine, les paramètres demandés et les candidats considérés ;
- les arrêts retenus et leur ordre ;
- les évaluations, le coût de déplacement et le budget consommé ou restant ;
- les exclusions et les candidats incompatibles avec les contraintes ;
- les risques déchets et mégots, leurs composantes, leur confiance, leur
provenance et leurs éventuels gaps ;
- la distance au corridor, le détour et la contribution à l’admission d’une
zone prédite ;
- le fournisseur de routage, le mode
networkoufallback, les estimations,
les avertissements et les approximations.
Les libellés d’interface doivent respecter les statuts suivants :
observedou observé : preuve terrain disponible ;predictedou prédit : risque ou pression estimée par le modèle ;- décision du planner : sélection, ordre ou exclusion sous contraintes ;
- résultat du fournisseur de routage : géométrie et mesures réseau
retournées ;
- estimation/fallback : résultat dégradé explicitement identifié.
La surface Comprendre cet itinéraire restitue cette trace. Elle ne fabrique pas un texte justificatif séparé des calculs réels et ne convertit pas un score de risque en probabilité de trouver des déchets sans calibration statistique appropriée.
8. Dégradations et données manquantes
Les règles de lecture sont les suivantes :
nulln’est pas zéro ;- l’absence d’une source n’est pas l’absence de pollution ;
- une source partielle produit un état partiel, pas une certitude complète ;
- une origine approximative, une distance estimée et un trajet de fallback
doivent être identifiables ;
- une prédiction ne devient jamais une observation ;
- l’absence de couche prédictive ne doit pas empêcher le planner observé de
fonctionner ;
- une zone prédite obsolète, partielle ou indisponible doit dégrader
explicitement l’état de la recommandation selon le contrat courant.
Un fallback permet de continuer avec une information moins précise lorsque le contrat le prévoit. Il n’autorise pas à inventer une source, une preuve terrain ou une couverture réseau.
9. Capacités actuelles
Le socle actuellement présent sur main comprend :
- les candidats observés et les candidats prédits, conservés dans des familles
distinctes ;
- le modèle
urban-pressure-model, qui produit séparément un risque prédit de
déchets diffus et un risque prédit de mégots, avec leur provenance, explicabilité et état de confiance lorsqu’ils sont disponibles ;
- l’intégration bornée de ces zones prédites au pool du planner, sans créer de
signalement observé artificiel ;
- la pression événementielle chargée lorsqu’un snapshot contextuel est
disponible pour l’assistance de recommandation ;
- le routage réseau et les fallbacks explicitement identifiés.
Les risques et pressions restent des estimations. Ils ne sont ni des observations de terrain ni des probabilités calibrées de trouver des déchets. La pression événementielle actuellement disponible ne signifie pas qu’un mode de planification centré sur un événement est exposé par le contrat courant.
10. Fondations et intégrations en cours
Certaines briques sont présentes sans constituer encore une capacité de planification complète :
- la couche
municipal-cleaning-serviceabilityfournit un snapshot, un
contrat de preuve et des proxies de serviceabilité géométrique ; elle ne mesure pas une fréquence réelle rue par rue et n’est pas encore branchée sur une politique volunteerAdditionality du planner ;
- les données événementielles sont chargées par l’orchestration API et peuvent
alimenter le contexte d’assistance, mais le contrat de requête et la sélection d’un itinéraire véritablement event-centered restent à intégrer ;
- les contrats d’explicabilité continuent d’être consolidés autour des états
observé, prédit, estimé et fallback.
Une difficulté d’accès mécanique ou une inférence géométrique ne peut donc pas être lue comme une absence de nettoiement municipal.
11. Évolutions futures
Les extensions suivantes restent explicitement futures dans le périmètre actuel :
- l’utilisation de la serviceabilité municipale pour calculer une
additionnalité bénévole et modifier la priorisation du planner ;
- un mode event-centered complet, avec contrat de demande, sélection et trace
dédiés ;
- la météo et les conditions dépendantes de la date ou de l’heure ;
- la durée d’intervention et l’estimation du temps de nettoyage ;
- les groupes, équipes et la génération de plusieurs itinéraires.
Ces évolutions devront conserver la séparation entre observation, prédiction, décision du planner et résultat du routage. Toute modification de contrat ou de sémantique publique devra être documentée et versionnée avant d’être exposée comme une capacité disponible.
Références détaillées : modèle de risque parisien, intégration des risques prédits et serviceabilité du nettoiement municipal.